Le coût du logement creuse les inégalités

La part du budget des ménages consacrée au logement a augmenté pour tous les Français, mais plus encore pour les foyers à revenu modeste. C’est le constat d’une étude de l’Insee, qui prend en compte locataires et propriétaires. La flambée des prix de l’immobilier dans les années 2000 en est le principal facteur.

En dix ans, la part des ressources consacrée au logement a augmenté pour tous les Français. Mais pas de manière égale : c’est ce qui ressort d’une étude publiée mercredi par l’Insee dans son Portrait social de la France. Entre 1996 et 2006, le taux d’effort moyen des ménages logés dans le privé est passé de 25% à 27% des ressources. Mais pour les ménages à faibles ressources, cette augmentation a été de cinq points, passant de 34% à 39% en une décennie. Pour les locataires du parc social, le taux d’effort est passé de 21 à 22% en dix ans, et de 23 à 26% si l’on ne prend en compte que les ménages les plus modestes.

Comment expliquer ces hausses ? Dans le secteur locatif social, l’augmentation du poids des dépenses liées au logement s’explique par l’évolution du revenu des occupants. «Relativement à l’ensemble de la population, ces derniers ont en effet des revenus plus modestes en 2006 qu’en 1996, en partie en raison d’un recentrage du parc social sur les ménages très modestes», explique l’étude. Dans le secteur privé, la surface des logements a augmenté, en même temps que le confort. Mais «l’amélioration de la qualité des logements n’explique d’une petite partie de cette progression des loyers au m2. L’essentiel est expliqué par la hausse générale des prix des loyers», analyse l’Insee. Cette flambée des prix du début des années 2000 semble aussi être la cause de la hausse des dépenses liées au logement chez les accédants à la propriété, ajoutée à la diminution de la proportion de bénéficiaires d’aides au logement (passée de 59 à 37%).

L’étalement urbain pèse aussi sur le budget
Par ailleurs, une autre étude publiée par l’Insee révèle que l’éloignement continu des centres-villes au cours des vingt dernières années a contribué à l’augmentation de la facture énergétique des ménages. L’étude indique que si les logements de 2006 étaient similaires à ceux de 1996, leurs habitants consommeraient aujourd’hui 10% d’énergie (carburant, chauffage, électricité) en moins. En 2006, la facture énergétique s’élevait à 8,4% du budget des ménages. Malgré l’amélioration de la qualité énergétique des bâtiments et des véhicules, la variation de ce coût est faible. Cela s’explique par l’agrandissement des logements, ainsi que l’étalement urbain.

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